Par Joie Des Mots
Je vis dans un quartier pavillonnaire pas encore trop touché par la maladie du remplacement des maisons actuelles par des immeubles sans âme.
C'est à qui refait peindre sa façade dès qu'il y a une tache, arbres taillés militairement ...
Dans ma rue, je suis la seule ébouriffée.
Je veux dire par là que ma maison, façade normale est suivie d'un mur très vieux, en pierres disjointes recouvert de lierre et de vigne vierge ... et que je suis bien la seule à aimer mon mur qui brise la rigidité de la rue. La plupart des gens qui auraient ma maison abattraient le mur pour en mettre un propre bien crépi, moi non ... et quand je monte ma rue, je caresse du regard cette verdure imparfaite et mal coiffée parfois et j'aime les souvenirs que ce vieux mur cache.
Dans mes pérégrinations sur le web, je tombe parfois sur une photo de vieille porte ou de volets si anciens, qui n'ont pas connu la peinture depuis des décennies mais qui m'émeuvent plus que toutes nos portes et fenêtres en plastoche.

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