Par Joie Des Mots
Le 20 août aux Saintes-Maries-de-la-Mer, deux gendarmes ont remis Tartuffe au goût du jour en demandant à une vacancière offrant sa poitrine au dieu Soleil de se rhabiller illico presto.
Quatre jours plus tard, la presse s’emparait de ce fait d’été.
Bien sûr, la référence au Gendarme à Saint-Tropez était incontournable.
Sinon, les journaleux, les commentateurs, les experts que nous dénichons à longueur d’antenne y allaient de propos légers sur la pudibonderie des deux “paons d’or”, moquant nos glorieuses forces de l’ordre dans leur lutte contre… le cancer du sein, rigolant du coup de chaleur des disciples de De Funès qui venaient de positionner les Saintes-Maries au niveau de Saint-Tropez.
La gendarmerie toujours très vive d’esprit justifiait la bravoure de son action par le fait qu’une famille épouvantée par la vision d’une poitrine féminine avait demandé l’intervention des forces de l’ordre sur le sable chaud.
N’écoutant que leur devoir, elles étaient arrivées rapidement.
Comme souvent, des deux gendarmes ne connaissaient pas grand-chose à la loi – rien n’interdit de bronzer poitrine nue en France. Ils ordonnèrent à la personne en topless de se vêtir, menacèrent une autre vacancière de s’occuper d’elle si elle persistait à protester contre leur action courageuse – comment pensaient-ils s’en occuper ? En se chauffant la matraque ?
https://ripostelaique.com/les-gendarmes-preferent-le-burqini-au-monokini.html

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