Par Joie Des Mots
Certaines parties de la côte vendéenne, de la côte charentaise, de l'ile de Ré, ressemblent à la Hollande. Pour y vivre, sous Napoléon, des digues ont été construites faisant de ces régions des polders. Je garde le souvenir d'une digue de l'Ile de Ré, c'est un énorme mur ... il faut trouver un escalier, y monter, pour voir la mer, c'est dire de la conscience des marées et des tempêtes. Les ans ont passé, les bains de mer sont arrivés, les vacances pieds dans l'eau aussi. Tout le monde veut sa résidence près de la mer. On a construit à outrance, sans penser que la mer avait toujours la même force et qu'il fallait s'en protéger. Les digues ont cessé d'être entretenues ... la vie qui va quoi ... Une pyramide d'irresponsables, l'état qui ne surveille plus, qui ne répare plus, les maires qui laissent les gens s'installer où ils veulent ... Puis un jour une tempête qui porte un nom imprononçable Xynthia ... conjugée à des fortes marées, au sens de la tempête ... la météo avait vaguement prévenu et en pleine nuit, c'est le drame, des digues cèdent et la mer reprend ses droits ... Depuis, certaines zones ont été décrétées inhabitables, des maisons rasées, après les morts, les chagrins qui ne s'apaisent pas ... D'autres maisons ont le droit de vivre, à condition qu'on en revienne à des digues dignes de ce nom, que notre Napoléon de maintenant les reconstruisent, aussi fiables et solides que les premières ... et là ... c'est la diguedon ...
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