Par Joie Des Mots
« Aujourd’hui, l’Ecole est morte. Education nationale décédée, lettre suit », écrivais-je en 2005 en ouverture de la Fabrique du crétin. La parodie du début de l’Etranger se voulait drôle. Je suis obligé aujourd’hui de l’écrire au premier degré. Oui, l’École de la transmission des savoirs, l’École de la formation des citoyens, est morte. Quinze ans plus tard, je n’ai presque plus d’espoir de changer le cours de la déroute scolaire, à moins d’un changement radical de paradigme. J’y reviendrai dans une deuxième partie.
Depuis le succès inattendu de la Fabrique du crétin, j’ai participé à maints débats où revenait sans cesse la même question : « Pourquoi l’Education nationale a-t-elle autorisé les dérives successives qui ont amené à la présente apocalypse scolaire ? » Ce livre tente de répondre de façon cohérente à cette question.
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