Par Joie Des Mots
À voir les Insoumis se pavaner sur les plateaux au lendemain de la victoire d’Emmanuel Macron, on aurait dit qu’ils venaient de gagner l’élection présidentielle. Que ceux qui roupillent depuis le 10 avril se rassurent : il n’en est rien. Cependant le triomphalisme des mélenchonistes n’est pas dénué de fondement. Comme le déclarait le politologue Gérard Grunberg à nos confrères d’Atlantico, « LFI sera le vaisseau amiral d’une flotte qui n’a qu’un bateau ». Et Mélenchon pourra claironner : « La Gauche, c’est moi ! »
Aujourd’hui dans la rue.
Taha Bouhafs
Dans les urnes, on continue.
Chapeau l’artiste ! Ça lui aura pris plusieurs années, mais en bon disciple de Mitterrand, Jean-Luc Mélenchon a plumé la volaille socialiste. Les derniers caciques qui n’ont pas encore rallié la Macronie ont protesté, mais le spectacle de la jeune garde du PS se prosternant devant la puissance, en jetant par-dessus bord les « valeurs de la République » avec lesquelles elle nous tympanisait quelques jours plus tôt. Au moment où nous bouclons, il n’y avait pas de « points de désaccord insurmontables » pour une union aux législatives, déclarait-on des deux côtés. Ceux qui ne sont pas contents n’ont qu’à partir, ajoutait Olivier Faure. Sauf qu’un demi-PS ne sera même pas une force d’appoint.
Notre cher Goldnadel a donc quelques raisons d’enrager : si on a mobilisé toutes les ressources de la moraline pour dénoncer le retour de la bête immonde sous les traits souriants de Marine Le Pen, nul ou presque ne s’est offusqué du retour en force de l’extrême gauche. (Causeur)


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