Par Joie Des Mots
Comme on peut se tromper ! Une présidence verticale et solitaire, une parole rare, une autorité sans partage, des choix clairs et nets, des desseins cohérents et lisibles par tous… Emmanuel Macron, un temps, avait semblé mettre en évidence ces orientations fondamentales de sa gestion du pouvoir. Acceptons l’idée que parfois elles ressurgissent mais que, sans que le “en même temps” y soit pour quelque chose, elles sont fortement entamées par le fait que nous n’avons jamais connu un président aussi ostensiblement sous influences.
À tel point que ses prédécesseurs, sur les plans personnel, conjugal et politique, semblaient, eux, détachés autant que possible de sollicitations et d’interventions extérieures. Ce n’est pas qu’on ne cherchait pas à les convaincre mais ils paraissaient plus rétifs à se laisser dominer… On a connu, par exemple avec François Mitterrand, des séquences où le président français sollicitait des avis et des conseils, pour le maintien ou non de ses Premiers ministres, mais il demeurait le maître, n’était pas ballotté dans des fluctuations qui l’auraient rendu dépendant des autres.
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