Par Joie Des Mots
Plus le corona s’étend, plus le confinement s’attarde, plus l’épidémie s’attable au chevet des vieillards et des jeunes plus ou moins jeunes, plus je m’épuise à penser aux amis parisiens partis rejoindre en urgence les jardins ensoleillés de leurs résidences secondaires.
Car les frontières, eux, ils ne connaissent pas. De Bastille à la manche bretonne, de Belleville à la province normande, de Saint-Michel au Pays basque ; Quiberon, Biarritz, Granville, La Baule… De Lutèce à la Gaulle de l’ouest. Au risque de contaminer les foyers encore bien-portants des Français périphériques. De centre-gauche, ils sont allés… Pour s’aérer, c’est leur idée.
Ce qu’il y a de vertueux dans le chaos, c’est qu’on y démasque les hommes sociaux : patrons, communistes, amerloques, etc. Voici venu le temps du bobo. Mais du bobo d’une certaine race, encore bourgeoise et fils de riche : celle sacrifiée dans le portefeuille des parents soixante-huitards, beaucoup moins aisée, bien plus techno, mais pareillement égalitariste. Et qui récupère ses sous-sous en prenant l’air vivifiant de la demeure familiale. La gauche caviar a fait son temps ; laissez rouler la gauche campagne…
https://www.causeur.fr/la-gauche-caviar-est-morte-vive-la-gauche-campagne-174930
Pour moi, il est bien entendu que la droite Fouquet's et Vuitton a suivi les mêmes chemins de l'exode vers la résidence secondaire, sauf notre pauvre Brigitte Macron qui tourne comme un Vuitton en cage dans l'Elysée ...

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