Par Joie Des Mots
Par Garance Le Caisne
Plus d’un quart de la population ne bénéficie plus de couverture sociale, les hôpitaux publics sont débordés et exsangues. La rigueur budgétaire a désorganisé le système de santé publique et entraîné une crise humanitaire.
Réfugié dans son propre pays. Dinos n’a plus de travail, plus de logement, plus de couverture sociale. À 63 ans, une paire de lunettes de vue accrochée autour du cou, le regard légèrement voilé, cet ancien patron d’une petite entreprise de téléphones portables répète : "Je suis un réfugié économique dans mon pays." Vendredi matin, Dinos est venu consulter un médecin dans un des centres de Praksis, une ONG grecque. Créée il y a dix ans, Praksis a démarré en aidant essentiellement les immigrés et les clandestins. Il y a deux ans, face à la violence de la crise économique, l’ONG s’est rendue à l’évidence : des Grecs aussi n’arrivaient plus à se loger. Impensable pour une société où la solidarité familiale est longtemps restée très forte. L’expression même de "sans domicile fixe" lui était inconnue.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article27595

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