Par Joie Des Mots
Par Yann Fievet
Au temps béni du néolibéralisme où l’État abdique partout de ses ancestrales responsabilités devant les forces du Marché totalitaire nous ne sommes plus à une loi scélérate près. Telle doit être en effet qualifiée sans vergogne la loi Macron. La manière dont elle nous a été vendue par la plupart des observateurs – trop souvent insuffisamment attentifs ou près à avaler n’importe quelle couleuvre – ne permet en rien de connaître ce qui se cache derrière le rideau de la communication gouvernementale, les fameux « éléments de langage », ou sous le jargon technocratique du texte de ladite loi. Il faut donc lire entre les lignes et surtout ne pas être oublieux du passé. Emmanuel Macron a été placé là où il est présentement afin de poursuivre une politique inaugurée dans ses grandes lignes voilà trente ans déjà. À l’époque, un autre « socialiste », Laurent Fabius, avait endossé la responsabilité du « tournant de la rigueur ». Souvenons-nous : c’était déjà au nom de l’emploi ! En fait, il est depuis devenu indifférent pour ceux qui nous gouvernent – le gouvernail toujours bloqué pour le même cap - que la nouvelle loi soit nommée loi Macron pour l’emploi, loi de modernisation de l’économie ou par tout autre artifice savamment concocté par un « cabinet-conseil » grassement rétribué au nom de la bonne marche des affaires. Peu importe le flacon pourvu qu’il cache habilement l’ivresse de la libéralisation tous azimuts.
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