Par Joie Des Mots

Nous recevons la nouvelle
de la disparition d’un être aimé
comme l’enfoncement d’un poing de marbre dans notre poitrine.
Pendant quelques mois nous avons le souffle coupé.
Le choc nous a fait reculer d’un pas.
Nous ne sommes plus dans le monde.
Nous le regardons.
Comme il est étrange.
Le moins absurde,
Ce sont les fleurs.
Christian Bobin
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