Par Joie Des Mots
Par Grégory Raymond
Rendez-vous compte. Et si l’État choisissait du jour au lendemain de vous prélever 10 % sur votre épargne ? Un dixième de ce qui est inscrit sur votre relevé bancaire annuel. L’idée fait sens pour le FMI, qui y voit une bonne alternative à la résolution de la crise de la dette. Avec une ponction de cet ordre, les pays "avancés" (Europe, États-Unis, Japon) pourraient retrouver le niveau de dette qu’ils présentaient avant 2007. En France, ça représenterait la somme de 700 milliards d’euros à prélever.
Le Fonds monétaire international n’avance rien de concret dans son
rapport annuel des finances publiques. L’institution se permet seulement de poser la question, en prenant toutes les pincettes qu’il convient sur ce genre de sujet. Et si l’on réglait une
fois pour toute le problème de la dette, avec la promesse que l’on ne recommencerait jamais ? Le FMI n’impose rien : il ouvre le débat. En théorie, le principe ne manquerait pas
"d’égalité". En effet, les riches et les plus modestes seraient prélevés selon le même ratio, à condition qu’ils aient une épargne positive. Les plus fortunés
contribueraient donc plus à la cure d’amaigrissement de la dette, si l’on parle en valeur absolue. De plus, une telle taxe a l’avantage de ne pas bouleverser le système.
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