Par Joie Des Mots
Ceux qui font de Depardieu une sorte de parangon de la « vraie France », celle des « cambrousses et des bistrots », ont une bien piètre et dédaigneuse image d’un « populo » qu’ils ne doivent pas souvent fréquenter ailleurs que dans les caricatures de Charlie Hebdo ou de Marsault, qui se recoupent sur ce sujet.
Il n’y a au contraire rien de plus bourgeois, de plus « nouveau riche » aurait dit ma grand-mère, que cette coruscante trivialité, cet irrespect permanent, cet égotisme boursouflé qui fait que seul compte son bon-vouloir et la satisfaction immédiate de ses pulsions, même – ou surtout – les plus basses.
Dans les cafés de villages, les gens qui se comportent comme Depardieu, on les sort généralement à coups de pied au cul…
« Un homme, ça s’empêche », disait Camus. Depardieu ne s’est jamais empêché. Au contraire, il se répand, s’étale, s’exhibe, éructe sa cuistrerie et dégueule sa grossièreté, comme un enfant obèse et capricieux à qui on n’a jamais imposé de normes ni de limites, et qui n’a jamais appris la nécessaire frustration.
« Mais ce n’est pas un homme, c’est un ogre ! » rétorqueront ses sectateurs. Peut-être. Mais on n’est pas obligé d’aimer, et encore moins d’admirer, les dévoreurs compulsifs de chair fraîche.
Xavier Eman, in revue Eléments numéro 207. (sur Tumblr)
(Comme c'est triste d'en arriver à cela, à ses débuts, je me souviens de lui dans "Vincent, François, Paul et les autres ... il était très prometteur et il se frottait à des très grands.
Je viens de lire son wikipédia ... en diagonale. une enfance et une jeunesse très moche, le succès, puis la mocheté qui revient.
Il n'empêche que ce fut un grand acteur.)

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