Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Digne d’une éructation Trumpienne, les communicants du président français diffusent une vidéo dans laquelle le monarque électif déplore le « pognon de dingue dépensé en vain pour les pauvres qui, faute de se responsabiliser, restent pauvres ». Bien sûr, le message vise à séduire la frange la plus aigre de la société et l’affaire est calculée à dessein d’emporter l’adhésion des « beaufs » pour qui les bons sentiments valent moins que les exhortations à la « sueur et au sang » des autres, évidemment.
Le propos jupitérien ne sera pas sanctionné électoralement puisque les « pauvres » votent moins que les autres et que, lorsqu’ils le font, ils se trompent souvent. Les professionnels de la communication le savent et peuvent ainsi manipuler une opinion publique réceptive aux sentiments les plus rances. Mais qu’est-ce que la pauvreté ?
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article38285
Les communicants du président en diffusant sa grossièreté incongrue ont parfaitement intégré que les peuples revenaient aux errements des années 1930. Non pas que le Trumpisme et assimilé soit un fascisme flamboyant : il ne comporte pas l’esthétisation de la politique accompagnant les vieux fascismes du siècle passé supposant des adhésions enthousiastes des peuples. Les réactionnaires d’hier évoquaient des loups. Ceux d’aujourd’hui rêvent en moutons. Je parle ici de tempéraments et exprime mon amour des loups et des moutons, êtres biologiques et non métaphoriques. Mais réactionnaires d’hier et « libéraux » d’aujourd’hui ont des aigreurs et rien n’est pire que les mauvais sentiments. Que ceux qui ont omis d’être solidaires des retraités spoliés en janvier dernier, des cheminots privés d’un statut pour l’avenir, des fonctionnaires dont le salaire est « gelé » depuis près de dix ans, des gens modestes dont les allocations logements diminuent, ne s’illusionnent pas : leur tour viendra !
Le fric classieux au pouvoir ...

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