Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Point de misanthropie dans cette interrogation suscitée par la maladie de la biosphère confrontée à la prolifération d’une espèce déprédatrice, trop souvent cupide et cruelle. En France, 168 hectares disparaissent chaque jour sous le béton et l’asphalte, soit la superficie d’un département moyen tous les sept ans.
La plupart des élus, affligés d’une indigence intellectuelle surprenante, ne rêvent que de routes nouvelles, de rocades, de voies de contournements, de ronds-points, dont le nombre dans votre commune est directement annexé sur le degré de corruption du maire. Les élus veulent aussi des zones artisanales, des centres commerciaux, des lotissements, des centres de loisirs, bref toujours davantage de béton. Aucun plan, aucun objectif, aucune limite à cette artificialisation de l’espace, à ce grand déménagement de la nature, à ces agressions contre la terre, ses équilibres biologiques, physiques et chimiques. À peine une infrastructure est-elle réalisée que les chambres de commerce et d’industrie, les politiciens locaux s’excitent pour infliger au milieu naturel de nouvelles blessures, sous l’alibi d’un quelconque intérêt général et pour l’unique profit de sordides petits intérêts spéculatifs.
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