Par Joie Des Mots

J’ai regardé voyager des arbres
qui ne s’arrêtaient pas aux saisons,
comme autrefois le cœur impatient.
Moi, désormais, je fais un pas après l’autre
loin derrière les arbres
qui ont laissé le vent seul et immense.
Le cœur est devenu patient
au point d’apprivoiser
l’oiseau minuscule qui sautille
de l’un à l’autre de ses battements.
Loin et pas loin je vais toujours
j’ouvre les matins d’un monde
qui emporte ses horizons
et me laisse les miens.
Jean-François Mathé (extrait)
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