Chaque jour, chaque année que Dieu fait
ton cul paillard voyage au pays de l'envie
naviguant fier et blanc vers ses rives exaltées
de chute de reins rosées en cascades rebondies.
Parfois le vent de l'impudeur parfumée, tournoyant
en tempêtes volages, porte tes flancs et ta croupe
vers des cieux prometteurs, mouillés et caressants
dont les vertiges joueurs et enivrants te chaloupent,
sous les caprices d'une langue souvent tu es cambrée
c'est alors qu'un doux émoi t'effeuille de bas en haut
la vague grossit comme un sexe, devient torrent enragé
submerge ton fessier, inonde le sombre de ta peau.
Je sais qu'une rose étoilée se cache entre tes monts
et s'ouvrant au langage obscène de bouches enfiévrées
le parfum de ta chair n'a d'autre refuge que la déraison
celle qui habite ton cul quand il vogue vers des plaisirs adorés.
Armandie