Par Joie Des Mots
Le blog d'Ivan Rioufol
La macronie : un château de sable disloqué par la grande marée du monde réel. Le locataire de l’Elysée, subjugué par son nombrilisme, commence à s’extraire de son metavers.
« C’est une colère qui s’est exprimée », a admis Emmanuel Macron le 17 avril, répétant ce mot qu’il ne voulait admettre. Le 25 avril, au Salon de l’Agriculture, il assurait encore : « Je ne sens pas la colère, je sens une inquiétude ». Déjà, en mars 2018, à l’issue d’un tour de France, Narcisse avait déclaré, à Loches (Indre-et-Loire) : « Je n’ai pas senti la colère ». On connait suite : huit mois plus tard, le chef de l‘Etat était pris à partie par l’insurrection furieuse des premiers Gilets jaunes, bêtes noires des syndicats dépassés ; venus spontanément des provinces et de leurs ronds-points, ils déboulaient sur les Champs Elysées pour faire voir à tous, à travers le gilet de la sécurité routière, leurs exaspérations face à un pouvoir jacobin brutal, aveugle, sourd. Le 22 mars dernier, après le saccage des portiques du pont de Saint Nazaire par des opposants à la réforme des retraites, une main avait tracé sur un support : « Et maintenant, tu me vois ? ». Oui, Macron commence à ouvrir les yeux. Il admet, l’ego blessé, que les Français ne l’aiment pas. Il ne fait là que recevoir sa monnaie.
Il faut profondément mépriser le peuple pour ne pas l’entendre souffrir. « Ne rien lâcher, c’est ma devise », a lancé Fanfaron après avoir promulgué sa réforme des retraites dès le feu vert du Conseil constitutionnel,
https://blogrioufol.com/macron-reformateur-pour-la-galerie/

Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog