Par Joie Des Mots
Le mouvement citoyen, spontané, horizontal et déstructuré a corrigé, partiellement, son erreur première, la pénalisation des automobilistes obligés d'aller gagner leur pain quotidien, vs l'action des syndicats qui ont toujours reporté les contraintes de la lutte sur les employés et les entreprises, rarement sur l'État ou ses sbires. Pour aboutir, la lutte doit peser sur la vie économique, sociale et politique. Le citoyen ne peut rester indifférent, il réagit en fonction de ses besoins, de ses convictions - de ses aspirations. Placer la voiture et les automobilistes à l'épicentre des réclamations a été mobilisateur (prix carburants, péage, limitation de vitesse, radars, contrôle technique, péages urbains, le remplacement du véhicule). L'écueil ? distinguer : la réalité perçue/la réalité réelle - les forces/faiblesses - les menaces/opportunités des doléances. « La police avec nous » est une utopie. La fraternisation police/population avec une police républicaine ne peut être qu'onirique.
On assiste à une partie carrée. La population a toujours été divisée en quatre : les pour - les contre - les déserteurs - les attentistes/opportunistes.
Chaque catégorie sociale qui constitue le tissu social et le patrimoine humain présentent une valeur et un intérêt particuliers pour l'État, comme si l'argent faisait le citoyen ! Les hommes agissent en commun pour produire des richesses avec l'espoir de les répartir ensuite équitablement entre-eux afin de satisfaire leurs besoins. Mais aux besoins nécessaires et immédiats : se nourrir, se vêtir, se loger, se chauffer, etc., s'y greffe l'espoir d'une vie meilleure : instruction, loisirs, épargne, santé.
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gilets-jaunes-nous-sommes-le-211102

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