Par Joie Des Mots

ce qui est beau dans le ruisseau
c’est qu’il sait se noyer dans le vert bocage,
comme la faune discrète des prairies sait si bien le jouer,
ses berges que l’herbe conquiert au printemps
et qui le camoufle généreusement
lui dessinant comme de longues écharpes sans fin ;
l’eau apparaît alors au détour d’un regard
comme un trésor bien gardé,
bien après sa musique
qui elle est la première alarme qui charme le promeneur
Pierre Cressant
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