Par Joie Des Mots
Belle récolte en perspective pour 2013
Le sel guérandais plonge ses racines dans l'histoire.
On le récoltait sur la presqu'île dès l'Age de Fer. Les premières salines utilisant les capacités de stockage de la lagune
remontent au IIIème siècle, peu après la conquête romaine.
Le poète Fortunat parlait alors dans sa « Vie de Saint Aubin, le blanc » des rochers « où les flots en se brisant déposent le
sel ».
Mais le véritable visage des marais salants, ce sont les moines de l'abbaye de Landévennec, fondateurs en 945 du prieuré de
Batz, qui le ciselèrent. En étudiant les marées, le vent et le soleil, les moines ont tracé le plan des salines, celui qu'on lit toujours aujourd'hui. Travail de titan, cette manufacture à ciel
ouvert a assuré la prospérité de Guérande pour de nombreux siècles en ouvrant les premières routes commerçantes de l'Europe, Eldorado de la Bretagne.
La technique actuelle d'exploitation est antérieure au IXe siècle. Au moins cinq salines de l'époque carolingienne sont
encore exploitées sur le marais. Cette tradition du métier de paludier et la préservation de ses gestes ont véritablement permis aux marais de Guérande de vivre jusqu'à aujourd'hui.
Pour que le sel soit beau il faut du soleil et un peu de vent. La pluie ne lui est d'aucun secours. Depuis juillet où il fait
si beau, la récolte bat son plein et devrait être bonne cette année.
La taxation du sel : la Gabelle
La gabelle vient d'un mot d'origine arabe KABALA qui signifie taxe. Au départ ce mot s'appliquait à toutes les taxes prises
sur les produits de consommation. En Franc, le mot est réduit au sel. Le développement du commerce du sel suscita l'intérêt des hommes de pouvoir et on instaura ainsi un impôt spécifique appelé
la gabelle. En Franche-Comté, le commerce du sel fut d'abord exempt de droit. Mais peu à peu, les impositions sont apparues.
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