Par Joie Des Mots

Les ans passèrent.
Les orages moururent.
Le monde s'en alla.
J'avais mal de sentir
que ton cœur justement ne m’apercevait plus.
Je t'aimais.
En mon absence de visage et mon vide de bonheur.
Je t'aimais,
changeant en tout,
fidèle à toi.
René Char
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