Par Joie Des Mots
Par Gérard Charollois
Comme elles paraissent loin les années 1960, temps de la générosité brouillonne, de la libération des esprits, de l’émancipation des mœurs, de la contestation de l’ordre injuste, de l’audace novatrice, de la justice exigée, des erreurs fécondes et des espérances folles. Nous assistons à la montée des obscurantismes, aux crispations, aux aigreurs, à l’atomisation d’une société anxieuse, pusillanime, recroquevillée, frileuse, à la fois incapable d’assumer ses valeurs propres et d’en proposer de nouvelles.
Dans ce contexte pathologique, les peuples se fourvoient dans des impasses grosses de déceptions amères. En France, ce phénomène régressif se manifeste, comme partout ailleurs. En cinq ans, comparant les résultats électoraux aux régionales, le vote écologiste a fondu de moitié, ce qui était prévisible. Bien sûr, il pourrait être reproché aux leaders écologistes, invités dans les médias nationaux, d’oublier la nature, l’animal, le vivant, la biosphère, la valorisation de la vie, pour se complaire dans des thématiques irrecevables par l’opinion publique actuelle. Quant à notre voix, elle est censurée, à l’instar de tout ce qui trouble la quiétude du vaste supermarché.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article30068

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