Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover

Léo ...

leo.PNG

C'est extra, Avec le temps, Jolie môme, Ni Dieu ni maître ... Tous ces titres, c'est lui l'anarchiste aux longs cheveux blancs. Léon Ferré né le 24 Août 1916 à Monaco mort le 14 juillet 1993, en Toscane. Entre les deux, une vie et des choix multiples.
Vingt ans après sa disparition, entre rumeurs, vérités et mensonges, il demeure, comme il l'a dit lui-même qu'il est né une deuxième fois en 1950.

A l'époque, diplôme de sciences politiques, il cherche à placer ses chansons et sa musique. En vain. C'est la dèche. Ferré est sur le point de tout lâcher quand il rencontre Madeleine, ma mère, raconte Annie Butor, dans "Comment voulez-vous que j'oublie ?".
Coup de foudre." Un amour fusionnel, fait d'admiration réciproque" pourquit Annie. Elle a 5 ans lorsqu'elle découvre "un homme avec une allure à faire peur, qui roule les "r" et n'a pas une jolie voix"
"Ma mère l'a fait changer, l'a chouchouté, l'a fait quitter son piano. Elle le faisait répéter, à la maison. Ils s'engueulaient, me faisaient peur". Le papillon Ferré sort de sa chrysalide.
Le jour, Madeleine fait le siège des interprètes du moment, pour qu'ils chantent ce qu'il écrit la nuit. Deux cents chansons entre 1950 et 1968.
En 1959,  ils achetèrent le fort Duguesclin entre Cancale et St Malo.

fort-duguesclin.jpg
Parmi elles, celle avec laquelle Ferré devient Ferré, qui fait frissonner quand il chante que la mélancolie c'est un désespoir qu'a pas les moyens, Ferré qui apostrophe "madame la misère, écoutez le tumulte qui monte des bas-fonds". C'est le succès, enfin.
"C'était quelqu'un de soumis, il criait d'autant plus fort qu'il était timide, raconte Annie Butor qui au passage veut faire taire une rumeur qui court :"J'ai lu plusieurs fois que ma mère l'avait empêché de chanter "Les Anarchistes" en public. C'est faux, elle était encore plus anarchiste que lui"
En 1968, Léon s'échappe et part fonder une famille en Toscane.
Une autre vie, une autre oeuvre. Il écrit de longs poèmes qu'il accompagne avec un orchestre philarmonique. "Avec le temps, va tout s'en va". Pas tout à fait. Ses chansons, ses coups de gueule, son immense tendresse, son invention verbale, ses mélodies, un univers dense, multiple, grandiose, eux, restent bel et bien.

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article