Par Joie Des Mots
Par C’est Nabum
Bison futé boit la coupe jusqu’à la lie. Malgré son conseil de différer le départ, nous voilà englués dans un bouchon dominical. Le temps s’étire et bien que nous ne nous rendions pas à Liège, nous ne sommes pas près d’atteindre notre but. Il faut se faire une raison, aller à la queue leu leu sans espoir de sortir de la longue file. L’autoroute c’est un piège sans nom, une aberration que nous allons bientôt quitter si tout se passe comme prévu.
En attendant, il faut se résoudre à la patience tout en s’indignant d’un service falsifié. Après tout, nous payons pour rouler et c’est dans la farine que nous sommes menés en bateau par une société incapable de rendre le service qu’elle vend fort cher. Le consommateur serait en droit d’attendre un rabais quand le contrat n’est pas rempli sauf sur le réseau autoroutier où des bandits de grands chemins nous détroussent sans vergogne avec l’assentiment de ceux qui nous gouvernent. Avez-vous déjà vu les portes latérales s’ouvrir quand vous êtes pris au piège d’un accident ou d’un gros blocage ? Que nenni. Le client est un otage qu’il convient de ponctionner sans merci. Pire même, si jamais vous avez une panne, qu’un camion vienne chercher votre véhicule, non seulement vous allez payer au prix fort le désagrément mais en prime, il ne faudra pas oublier de cracher au bassinet en honorant le montant du péage. L’indignité élevée en principe de fonctionnement.
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