Par Joie Des Mots
Tes lèvres douces que le givre avait blanchies
Furent les quais de départ de notre odyssée
Tes lèvres au goût de mûre, tu sais
Dont la moue adolescente souligne le galbe
Donnèrent le signal de notre vol nuptial
Quand elles ont si spontanément heurté ma bouche
Nous avons entrouvert les rideaux de l’averse
Dans un baiser interminable
Hybride de la morsure du crocodile
Et de la fusion incandescente des laves volcaniques
Un baiser chaud et humide comme une douche tropicale
Un baiser aux accents des jungles endormies
Quand le tigre repu fait sa sieste
Un baiser aux parfums des moussons et des mangues.
Extraits
Georges Friedenkraft
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