Par Joie Des Mots
C’était donc le jour tant attendu par la classe politique de l’élection du président de l’Assemblée nationale, qui allait permettre de déterminer la réalité de certains rapports de forces et de certaines alliances.
Depuis le soir du deuxième tour des législatives, marqué par la grosse magouille Macron-Mélenchon pour empêcher le RN de gouverner, voire de bénéficier d’une forte majorité relative, le Nouveau Front Populaire sort l’artillerie lourde pour réclamer la victoire, avec seulement 25 % des voix, alors que, faut-il le rappeler, le parti de Marine Le Pen a atteint, lui, 37 % des voix. Et ils veulent appliquer l’ensemble du programme NFP, bien qu’incapables de s’entendre sur un nom à proposer à Macron pour Matignon.
Fidèle à ses habitudes, la gauche a fait une campagne très violente contre la présidente sortante, la macroniste Yaël Braun-Pivet, l’accusant d’avoir négocié avec le RN pour obtenir ses voix contre des postes, sachant que selon eux, le RN, premier parti de France, ne doit bénéficier d’aucune représentativité à l’Assemblée nationale. La gauche avait quand même réussi à s’entendre en présentant la vieille crapule stalinienne André Chassaigne, sachant que le PC a fait 2 % aux européennes et n’a obtenu que 9 députés, donc même pas un groupe. Les mêmes qui hurlent que le vote du peuple doit être écouté.
La violence des attaques contre l’ancienne présidente avait aussi ses origines, au lendemain du 7 octobre, où Yaël Braun-Pivet, par ailleurs juive, avait été grossièrement insultée par Jean-Luc Mélenchon pour être allée se recueillir en Israël et avoir défendu l’État hébreu.
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