Par Joie Des Mots
Les études le montrent. Les femmes continuent, en grande majorité, à ne pas aimer leurs fesses, cette partie du corps qu'on
ne voit pas, mais qui est sous le regard des autres. Elles parlent désormais avec légèreté des fesses des hommes, sujet dont les hommes n'ont rien à faire puisque c'est leur ventre qui les
inquiète. Mais leurs fesses à elles, cela reste un sujet grave. Attention : désormais plus que la fesse toute entière, c'est la culotte de cheval qui est l'objet d'un discrédit total.
La résistance vient de l'Amérique du sud et de l'Afrique. Dans les métropoles, l'idéal occidental d'ultraminceur s'est
diffusé. Mais il y a une résistance par le corps qui est une forme de contestaton de la culture occidentale dominante. Bien sûr, ce n'est pas le même corps partout. Au Brésil on favorise un
certain volume de la fesse, mais assez musclée, très haute. En Afrique, c'est plus le volume lui-même qui est recherché.
Mais si la fesse est réhabilitée, il faut qu'elle se détache bien de la cuisse, qu'elle soit associée à un ventre plat et à
une poitrine conquérante. Rien de naturel donc.
Son origine c'est le cinéma italien qui a lui-même influencé le cinéma hollywoodien. Il a imposé pendant 15 ans ce type de
beauté sensuelle. Nous sommes peut-être à l'aube d'une période comparable, mais l'ultraminceur résistera !
Extrait des propos de J.C. Kauffmann ...
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