Par Joie Des Mots

Je passais de longs moments à caresser les gargouilles.
Mon accident m'avait affligé d'une paralysie faciale,
mon visage avait subi un glissement de terrain.
Je promenais une face grimaçante.
Les gargouilles me consolaient de la disgrâce.
Elles se tenaient,
scellées sur les parapets,
et contemplaient Paris avec leurs gueules de monstres.
Sylvain Tesson
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog