Par Joie Des Mots

Souvent, dans les calanques de Cassis,
j'observais les escadres de goélands et me demandais :
les bêtes regardent-elles le paysage ?
Les oiseaux blancs, ultra-sapés,
tenaient le surplace, par-dessus le soleil couchant.
Ils n'étaient jamais sales ― plastron immaculé, ailes nacrées.
Ils coupaient l'air sans un battement,
surfant sur les couches atmosphériques,
pendant que l'horizon rougeoyait
Sylvain Tesson
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