Par Joie Des Mots
Par Napakatbra
Deux rapports d’ONG détricotent le fonctionnement des autorités sanitaires européennes. Ou comment les lobbies ont réussi à faire capoter une législation destinée à protéger la santé des citoyens européens. Ça vaut le détour...
De l’OMS aux Nations-Unies, en passant par des dizaines de laboratoires indépendants, tout le monde pense la même chose : les perturbateurs endocriniens (PE) sont nocifs, très nocifs, même à des doses riquiqui. Ces substances modifient le fonctionnement du système hormonal, à l’instar du Bisphénol A, et contribuent à augmenter l’incidence de l’infertilité et des cancers d’origine hormonale. On en trouve dans les contenants alimentaires, les meubles, pesticides, cosmétiques... un peu partout, en fait. En 2009, confrontée à la bronca scientifico-citoyenne, la Commission Européenne s’empare du sujet. Et attention les yeux, elle promet d’établir une liste de molécules à bannir avant la fin 2013. Oui, mais voilà... à ce jour, la Commission n’a toujours rien pondu. De quoi faire tiquer deux ONG, Corporate Europe Observatory (CEO) et Pesticide Action Network (PAN), qui ont cherché à comprendre ce qui s’était passé, formulant moult demandes d’accès aux documents internes de la Commission. Chacune dans son coin, les deux ONG ont épluché des centaines de courriels et mémos, qui ont abouti, la semaine dernière à la publication de deux rapports distincts et indépendants l’une de l’autre. Et le résultat est plutôt... perturbant.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article28619

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