Par Joie Des Mots
Les marées m’apaisent et me bouleversent
Je suis «de l’Atlantique», cela explique peut-être.
Trois photos, trois instants, me transportent
Au creux du bassin d’Arcachon.
Rivés au bord de ce qui est un lac, parfois
Puis, petit à petit, terre à perte de vue,
barques sur le flanc.
Au loin Arcachon est une ligne grise
qui redeviendra lac
Et revivront les barques ...
Le soir, à marée haute, si le soleil est là,
Tout se transforme en sang
Et ce sang est si beau ...
Pas de truquage ici, tout est vrai, tout est vie.
Petits matins brumeux, l’automne nous a surpris,
Foule de cygnes blancs,
Tête sous l’aile, dormant au gré du flot.
Semaine douce, vie au rythme des marées.
Et puis il faut rentrer
Tu étais fatigué
Nous ne le savions pas
Nous vivions en ces lieux
Nos dernières marées humaines
Entre amour et haine.
Trois instants de bonheur
Tu es à l’intérieur
Et je te regarde
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