Par Joie Des Mots

J’ai toujours dû la vie à ce que je voyais de pur.
Si nous savions regarder le réel de chacun de nos jours,
nous tomberions à genoux devant tant de grâce.
Dans un fossé du parc de la Verrerie,
quelques myosotis triomphent des ténèbres
par l’innocence de leur bleu
et leur enfantine soumission aux ordres contradictoires du vent.
Ces petites fleurs ne semblent flotter sur aucune tige,
comme un ciel second égaré parmi nous.
Christian Bobin
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