Par Joie Des Mots

De la vie trop loquace il ne reste rien.
J'ai des petites mains.
J'y recueille le vent.
De mes lèvres tout le souffle du temps.
Je garde les haleines,
les oiseaux dépeignés,
nos minuscules victuailles.
Je ricane avec l'ombre.
Je fais la mauvaise bête.
Des ruades. Des éclats.
L'eau coule de mes doigts.
Tu goûteras toi aussi le souvenir de la pluie.
Je le souhaite en tout cas.
C'est comme une chanson
que l'on se passe d'un bout à l'autre de la disparition.
Dans les creux qui se forment
on cache nos chaleurs.
ça ne suffira pas.
Thomas Vinau
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