Par Joie Des Mots
En ces temps décidément bien propices à l’inversion des valeurs, et à la mise en coupe réglée de tout ce qui fait le ciment de notre société pour le compte de quelques prédateurs sociopathes avec le concours d’une classe politique toujours plus corrompue, je crois qu’il est de notre devoir de remettre les choses à l’endroit et d’appeler un chat, un chat, même si notre voix porte bien peu dans un paysage médiatique agité par des véritables tsunamis de propagande destinée à maintenir la population dans l’immobilisme et l’hébétude.
Voilà des années maintenant que le pouvoir politique, dans tous les pays industrialisés pleurniche sur les déficits structurels en raison de la dénatalité et du vieillissement de la population, qui rend précaire le financement des pensions, basé, comme chacun sait1, sur l’intergénérationnel.
Oui, seulement voilà, c’est un leurre, la réalité c’est que nos politiques se sont barrés avec la caisse, point à la ligne. Ils ont comblé les déficits avec l’argent épargné pour financer les pensions de ceux qui ont pris leur retraite ou seront amenés à la prendre dans les années à venir.
Contrairement à ce qu’on voudrait vous faire croire, il n’y a rien de plus simple que d’assurer de manière parfaitement pérenne le financement des pensions. L’arnaque est qu’on a transformé un système d’épargne en système d’assurance, une espèce de schéma de Ponzi qui n’est viable que lorsque la population de cochons-payeurs se renouvelle suffisamment pour qu’ils puissent assurer en flux tendu le financement des pensions de ceux qui ont quitté le marché du travail après avoir cotisé toute leur vie.
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pensions-le-hold-up-du-siecle-212949

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