Par Joie Des Mots
Par Bernard Gensane
Il n’y a pas à dire, mais ces dizaines d’heures consacrées aux attentats de Bruxelles par les grands médias télévisuels et radiophoniques ont détourné notre attention des projets scélérats solfériniens contre la classe salariale, de la hausse du chômage, des mesures liberticides votées en catimini au parlement, même si les terroristes n’ont pas calé leur action sur l’agenda présidentiel. Parfaitement légitime, l’émotion tue toujours la réflexion. Surtout quand les responsables des médias saturent l’agora citoyenne d’un flot ininterrompu de faits la plupart du temps sans intérêt au nom du “comment cela s’est produit ?” et non du “pourquoi en sommes-nous arrivés là ?”. Seriner que nous sommes « en guerre » n’explique pas pourquoi les terroristes répandent, comme leur nom l’indique, la terreur, qui n’est qu’un moyen au service d’une fin.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article30981
Dès lors qu’ils pensent ne plus vraiment appartenir à la communauté nationale, il est tentant, pour les modérés, de surjouer l’appartenance à la Nation française et, pour les plus radicaux, de rejoindre le nationalisme sans nation du grand califat qui a au moins un point commun avec le capitalisme financier : il n’a pas de frontière et sa vocation est d’hégémonie totalitaire. Vous avez dit “internationalisme prolétarien” ? Vous avez dit “changer la vie” ?

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