Par Joie Des Mots
« La guerre n’est pas une aventure. La guerre est une maladie. Comme le typhus. »
(Antoine de Saint-Exupéry)
Depuis des mois, je n’ai plus rien écrit sur l’Ukraine. Pour être franc, j’en avais un peu marre de me faire traiter de « poutinolâtre », de « munichois » voire de « collabo » chaque fois que j’osais dire que cette guerre ne devrait pas nous concerner, et ce pour trois raisons qui me semblaient pourtant simples à comprendre. Primo : l’Ukraine n’est ni membre de l’OTAN, ni membre de l’UE. Ce pays est un État mafieux et un laboratoire pour les Américains. Secundo : depuis 1991, nos intérêts – en terme de realpolitik et non de moraline bien-pensante – aurait dû nous rapprocher de la Russie (ET, accessoirement, de l’Ukraine). Tertio : notre Armée est réduite à une peau de chagrin ; elle est « à l’os » comme disait le général de Villiers et l’Armée européenne est un leurre, un mythe, un rêve éveillé, gobé par les seuls européistes forcenés. Personne de sérieux n’y croit vraiment.
Je n’ai rien écrit sur ce conflit, et puis… je suis tombé malade. Cloué au lit durant trois jours, j’ai tué le temps en lisant (ou relisant), entre autres, des livres sur nos guerres passées. Et j’ai écouté les discours de va-t-en-guerre de l’illuminé – ou du malade mental ? – qui nous tient lieu de président de la République. Ce type qui n’a même pas fait son Service militaire et qui ne connaît RIEN au métier des armes nous a parlé de… lâcheté. Lui, il incarne le courage avec des envolées churchilliennes.
Si j’ai bien compris, il voudrait recréer la LVF (1) ou la « Division Charlemagne ». Comme tous les gamins qui aiment jouer à la guerre, il s’imagine déjà à la tête de ses troupes, moulé dans sa combinaison d’aviateur, avec le grade d’« Obersturmbannführer », encouragé, admiré et dévoré du regard par sa Madelon sous les traits – ridés ! – d’Ursula von der La Hyène.
https://ripostelaique.com/foutriquet-veut-la-guerre.html

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