Voyage du silence De mes mains à tes yeux Et dans tes cheveux Où des filles d’osier S’adossent au soleil Remuent les lèvres Et laissent l’ombre à quatre feuilles Gagner leur cœur chaud de sommeil. Paul Eluard
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Gestes de la vie ignorée de la vie impulsive et heureuse à se dilapider de la vie saccadée, spasmodique, érectile de la vie à la diable, de la vie n’importe comment de la vie Gestes du défi et de la riposte et de l’évasion hors des goulots d’étranglement...
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Regrets des non-ditsEt des occasions manquéesCouché dans le noirLes yeux fixés sur le plafond. Lettres restées sans réponse,conversations inachevées.Je me tourne vers la lumièrePour revenir à un peu de lecture. Projets incompletsDans la maison, dans le...
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Le ciel est en manque de tendresse, La terre, d'offrandes spirituelles. Crépuscule d'idées vacantes à l'horizon croisé, La terreur annexe ton royaume À l'univers de morts. Le prédicateur scandait : “Mort aux poètes ! Mort aux hommes libres ! Qu'on les...
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Ton regard. Ta voix, Tu parais. Ton regard s’empare du mien, M’enveloppe de silence de tendresse. Ta voix garde l’empreinte, De ce qui t’a meurtrie. Et pourquoi naguère n’ai-je pas été là, Pour empêcher que survienne, L’épreuve qui t’a laissé cette fêlure....
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La nuit obstrue de ses amples cadavres la poitrine de l’épervier . La terre entière, pour lui n’est qu’un étau Cette nuit, il s’envolera vers le ciel vers les zones obscures concentré sur son chemin : il repliera la tente de la nuit et tirera le soleil...
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Les feuilles sèches tombent à terre Et se dispersent sur la pelouse Des taches de couleurs vives Sur une mer d'un vert ennuyeux. Dispersés par le vent Les vieux amis dans de nombreux endroits Morceaux brillants de lumière Dans un ciel sombre et nuageux....
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Il y a une main sur ma cuisse, des lèvres sur mon cou, des mots vont à mon oreille. J'ai le coeur qui danse et l'alcool qui dérange. Mais c'est sa main, qui n'est plus vraiment sur ma cuisse,il ferme les yeux. J'ai le coeur qui danse et l'alcool que dérange....
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Rien ne meurt, tout existe toujours ; nulle force ne peut anéantir ce qui fut une fois. Toute action, toute parole, toute forme, toute pensée tombée dans l’océan universel des choses y produit des cercles qui vont s’élargissant jusqu’aux confins de l’éternité....
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C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer.La lucidité est un exil…une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence. C'en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude…Ce sont les...
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