Entre moi et le monde il n'y avait que l'air tiède, quelques rafales, des herbes échevelées, l'ombre d'une bête. Et pas d'écran ! Aucune information, pas d'amertume, pas de colère. Ma stratégie du retrait distillait sa jouvence dans mes fibres. Sylvain...
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L'explication venait toujours du passé. Quoique l'on en dise, même si l'homme prétendait maitriser en permanence son libre arbitre pour prendre les décisions qui orientaient sa vie, rien ne pouvait l'extraire de ce qui l'avait construit, ou fragilisé,...
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Aimer, ce n'est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées, c'est avancer en funambule au-dessus des précipices et savoir qu'il y a quelqu'un au bout qui dit d'une voix douce et calme : avance, continue d'avancer, n'aie pas peur. Tu vas y arriver,...
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Sur les chemins de Provence, j’avais peiné à poursuivre mon ombre. Dans le Massif central j’avais senti flotter des pensées inamicales. Ici, dans un monde lavé d’iode où se croisaient des oiseaux en tenue de gala, il me semblait glisser paisiblement....
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Prends une douche, rince-toi. Bois un verre d'eau. Plonge dans le noir. Allonge-toi et ferme les yeux. Observe le silence. Observe ton cœur. Il bat toujours. Il se bat toujours. Tu as réussi, après tout. Tu as réussi, un jour de plus. Et tu peux le faire...
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Je pense que je ne peux préserver ma santé et mon moral que si je passe au moins quatre heures par jour – et c'est souvent plus – à flâner dans les bois, sur les collines et dans les champs, absolument libre de tout engagement mondain. Henry David Thoreau...
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L’aube ouvrait le ciel, tirant une ligne de clarté entre la terre et les nuages. Ici, tout lever de soleil recourait aux efforts de l’écailler écartant les lèvres du coquillage avec son couteau. Avançant vers Granville je regardai mille fois la flèche,...
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II est des nuits où je m'absente Discrètement, secrètement... Mon image seule est présente Elle a mon front, mes vêtements... C'est mon sosie dans cette glace C'est mon double de cinéma... À ce reflet qui me remplace Tu jurerais... que je suis là... Jean-Roger...
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La guerre, on la dansait dans la cour de l’école Bardés de cheveux fous et de tabliers noirs On sentait l’encre amère, un peu la confiture, Une mouche d’été dormait sur nos devoirs L’institutrice était une jeune bergère Qui avait entendu la voix de Michelet....
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Les dunes s’effondraient, les oiseaux s’énervaient, les houx craquaient leurs flammes éteintes. Des maisons se distribuaient sur les pentes, pleines de secrets de famille. Le chemin sinuait dans les genêts, s’avançait bravement au bord des falaises, regagnait...
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