Parfois, la lecture consiste à chercher dans les livres la juste formulation d'idées que l'on portait en soi. On lit pour donner langue à une intuition, pour fixer une pensée qui flottait dans notre vie. On tourne les pages, les phrases passent et soudain...
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Ce matin, il y avait un miroir rond dans la brume, un disque argenté près de virer à l'or, il eût suffi d'yeux plus ardents pour y voir le visage de celle qui en efface avec un tendre soin les marques de la nuit… Philippe Jaccottet
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Quichotte sait reconnaître les signes qui ne trompent pas : l'on ne parle que d'espérance aux opprimés; l'espérance est la plus solide des chaînes servant à entraver les peuples, on promet le lendemain pour rendre l'aujourd'hui supportable, on montre...
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L'accès au livre, plus que tout, réclame des passeurs : on vient au livre parce que quelqu'un vous y conduit. Et cela durant toute la vie. Combien de fois avons-nous lu, et souvent aimé, un livre parce qu'il nous venait de quelqu'un que nous aimions,...
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Au détour d’une phrasetu reviens, c’est l’aube dans un livre, c’estun jardin, on peuttout voir, la rosée, un papillonsur une feuille et c’est toiqui te lèves soudain parmi les pageset le livre devient plus beauparce que c’est toiet tu n’as pas vieilli,...
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Le temps referme les blessures si lentement qu’y poussent la fleur du romarin, une langue étrangère, des amis imparfaits, des ennemis lointains, et la divine patience, graine de foudre qui refend le cœur colmaté. Jean-Pierre Lemaire
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Trier nos relations, identifier celles qui nous alourdissent, les toxiques qui nous empoisonnent à petit feu, les vampiriques qui pompent toute notre énergie, les hypocrites qui nous tirent vers le bas, et ne pas hésiter à s'en défaire.Agnès Abécassi...
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Se sentir pousser des ailes, adapter masques et rôles, planer avec le condor, se faufiler dans les ruines, caresser des chevelures, brûler dans tous les héros, s’éveiller,s’émerveiller… Michel Butor
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Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable....
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Le destin attend toujours au coin de la rue. Comme un voyou, une pute ou un vendeur de loterie : ses trois incarnations favorites. Mais il ne vient pas vous démarcher à domicile. Il faut aller à sa rencontre. Carlos Ruiz Zafón
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