Je vois bien les déchirures, je vois bien les trouées dans le monde, il n’y a que cela… c’est comme un vieux drap ravaudé et déchiré, infréquentable à force d’être ravaudé. On ne peut plus dormir dans le monde tellement il est usé, déchiré. Je le vois...
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Ta pensée parfoistu la sens qui se froisseet t’échappe. Tu marchessur la pointe de ton âmesur les éclats pillés de ton histoire. Quitte doucement ton fatrasce magma de trop plein de mémoirede trop vif de trop grave. Ne reste pas dans l’inachevéla parole...
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Tu lèves les filets du soir et tu tires au rivage une femme un sommeil mouillé d'algues nues des météores engloutis ont illuminé sa chevelure sur sa peau brille la lumière pâle des eaux noyées ses membres sont moulés par la fragilité figée des orages...
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Danse, femme de nuit, Agite tes hanches et tes bras Richement parés de soie, Tels des papillons écarlates … Danse, ô femmes sacrée, Le rythme effréné des ancêtres, Danse jusqu'à n'être Plus qu'un éblouissement de soleil ! Ô merveille, danse pour Isis...
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Ces jours-là, je me sens double, multiple,les limites de mon être ne me suffisent plus, quelque chose en moi m’incite, me force à me glisser hors de ma peau, comme une chrysalide hors de son cocon. Chaque pore se dilate,chaque nerf devient un petit harpon...
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Ô rives magiques qui nous regardez passersans nous comprendrerives éternellesque n’agite pas le désirfleurs belles et sauvagesque ne corrompt pas l’Idéelichen algue et lierrela beauté pureque ne salit pas le sangla beauté pureque n’use pas la pourriturela...
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Je glisse loin du tempsQui s'accumuleEt m'évade des jours multipliésJe dévie de cette duréeQui s'imprimeEt m'écarte de cette peauQue les ans ont minée.Je m'arroge les splendeursDe la fableM'emparant des cheminsSans mémoireJe découvre l'iréelEt me forge...
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L'obscurité s'est faite. Il n'est entré personne d'autre que la nuit. Solitude inhabitable. Des gestes harmonieux laissent sans cesse se former autour d'eux l'immobilité peinte en silence sur les murs de la chambre. Paul Eluard
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Retour de ta voix sur l'aile dans l'or porte au-delà des corps je cherche sans fin le lieu rayonnant du bonheur qui nous reste à vivre mais où m'emportes-tu dans le passé jamais vécu l'or du temps textuel ou la joie inimaginable à venir Martine Broda
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Le ciel s'enfarde de couleur pourpre défiant le teint gris des champs infinis. Les paysages, illustres comme immortels, s'étendent et semblent vieillir en périssant dans une vallée ; qui ne porte d'autre nom que celui des années. La lueur projetée par...
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