Vous souvenez-vous du mois d'avril, quand nous étions jeunes ? Cette sensation de liquide qui s'écoulait, le vent qui aspirait des gouttes bleues dans l'air et les oiseaux qui s'ébattaient dans les arbres en bourgeons ? John Banville
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La mousse recouvrait les murets. Les ronces étaient la caresse du temps sur les empilements de pierre. Un chêne vert imitait pauvrement les arbres d'Angkor en essayant d'étrangler les murs. Le résultat était modeste, Pourquoi les peintres ne s'étaient-ils...
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Le courage délicat de se laisser tomber, de plonger dans quelque chose de nouveau, de franchir tous les murs que l'on a érigés autour de soi, au-delà des blessures du passé, pour tester les limites de son cœur. Avril : le calme après la tempête, les pas...
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Les garçons que je choisis sont des étoiles filantes. C’est ma condition. Aucun n’est autorisé à s’arrêter. Aucun n’est autorisé à creuser. Leur indifférence est, pour moi, la seule marque de respect. Camille Kouchner
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Le ciel saigne : c’est le soleil qui dégorge tout le sang qu’il a vu couler sur la terre pendant sa demi course. Les astres purs ne devraient jamais assister à l’horrible spectacle de la vie des hommes. Les crépuscules seraient plus doux. Sylvain Tes...
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Chaque fenêtre devant laquelle vous passez a ses habitants... et chacun d'eux a une histoire... si vous la connaissez et si vous ne la connaissez pas... considérez-la et souriez... car ces fenêtres parlent et sont une épaule sur laquelle de nombreuses...
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Les murs des vieilles maisons parlent, aspirent et parfois pleurent. Ils sont délabrés, depuis longtemps qu'ils n'ont plus contenu les cris de l'enfance et les histoires des grands-parents et des pères. Ils n'étaient pas seulement une couverture, mais...
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Les escaliers de Menton devinrent une route qui devint une piste qui devint un chemin. Les cailloux roulèrent une musique que je connaissais : celle des marches de garrigues. Le calcaire sentait la lumière. Sylvain Tesson
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L'ombre des rochers est d'un violet vif, sur le bleu-vert de la mer vous connaissez cette couleur de paon qu’a la mer, parfois ? Bleue, d'un bleu de Rossetti ; verte, d'un vert de William Morris. » Katherine Mansfield
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Vécue avec d'autres, l'existence perd ses contours ; […] mais quand je suis seule, elle devient infiniment précieuse, merveilleuse, c’est le détail de la vie, la vie de la vie. » Katherine Mansfield
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