A un moment, il faudrait sortir de soi. Ne pas y revenir. Il y a tant d'autres nous-mêmes qui nous tendent possiblement les bras. Il faudrait sortir de soi, se rencontrer enfin, être enfin ce qu'on est ; car ce qu'on est vraiment,il faut l'arracher à...
Lire la suite
Je voulais remonter les rivières, me perdre dans le vert. Je voulais le silence aussi. Le bord intime des rivières. Le bord du ventre des femmes. L'ombre divine. La peau, turbulence de l'âme.Vouloir voir. Et toucher. Vite. Comme une brûlure. Avant d'être...
Lire la suite
Chacun en lui a sa boussole qui l'attire à ce qu'il lui faut. Tous les ânes vont aux chardons, tous les chiots à la mamelle. Les hommes, eux, vont au savoir. Leur destin est de découvrir, d'éclore toujours plus amplement, de déployer sans fin leur esprit,...
Lire la suite
C'est demain dimanche. Il faut apprendre à sourire, même quand le temps est gris. Pourquoi pleurer aujourd'hui, quand le soleil brille ? C'est demain la fête des amis, des grenouilles et des oiseaux, des champignons des escargots, n'oublions pas les insectes,...
Lire la suite
Déchirée par les départs toujours présents la douleur s'apaise quand le souffle rejoint le geste ce battement de vie à même ton âme greffée à la mienne Coincée entre l'espace et le temps mes mots en se taisant crient à tue-tête dans ce rêve sorti tout...
Lire la suite
Un peu de nos mortsvit en nousun peu de leur orluit en nousCe sont nos étoilesdans la nuit du corpsce sont nos voilesdans l’ennui des ports La ressemblancenous lie aux ancêtresétrange alliancedu temps et de l’êtreKamal Zerdoumi
Lire la suite
J'ai des saisons dans le sang J'ai le battement des mersJ'ai le tassement des montagnesJ'ai les tensions de l'orageLa rémission des vallées J'ai des saisons dans le sang J'ai des algues qui me retiennentJ'ai des hélices pour l'éveilJ'ai des noyadesJ'ai...
Lire la suite
Pour nous et pour tous les êtres humains. On ne décide jamais des personnes qu'on aime. Elles s'imposent à nous. Qu'il s'agisse d'un coup de foudre ou d'un attachement plus lent, on ne le provoque pas, on le subit. Personne ne sait ce qui fait naître...
Lire la suite
Il y a aussi ceux qui ont la sagesse de s'arrêter dans une ruelle comme celle-ci et de regarder la neige tomber, de voir une lampe qui s'est allumée dans une fenêtre, de humer la senteur du bois qui brûle. Cette sagesse, seule, une infime minorité parmi...
Lire la suite
Toute la peine au poids de l’eau que portent les femmes frêles de l’Issa-Ber je l’ai lue en tes yeux qui n’avaient d’yeux que pour la peine au poids de l’eau qu’à l’épaule portent les femmes frêles de l’lssa-Ber Léon-Gontran Damas
Lire la suite