Par Joie Des Mots

La marée se couvre,
se découvre,
se recouvre et marche
toujours nue.
La marée se tisse et se détisse,
s'enlace et se divise,
n'est jamais la même ni une autre.
La marée sculpte des formes qui durent ce que durent sa houle.
La marée polit des coquilles,
brise des rocs.
Octavio Paz
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