Par Joie Des Mots
Si, comme nous l’avons observé à l’occasion des événements de Crépol, « l’ultra-droite » est en voie de devenir la planche de salut de Darmanin en matière d’ultra-violence, c’est, cette fois, la psychiatrie qui est appelée par ce même Darmanin au secours de la lutte contre le terrorisme islamiste. Si le recours à ce genre d’argument n’est pas vraiment nouveau, puisque régulièrement utilisé pour tenter d’expliquer, voire de justifier, l’incapacité de ceux qui nous gouvernent à endiguer le phénomène, le ministre de l’Intérieur vient d’en faire l’une des pierres angulaires de son action en la matière. En effet, en réclamant dimanche dernier sur Tf1 que les autorités « puissent demander une injonction de soins » pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques afin de prévenir des passages à l’acte, c’est clairement sur le champ de la santé mentale que Darmanin entend désormais poursuivre le débat.
Une explication un peu facile
La tentation de recourir à la psychiatrie pour tenter d’expliquer les comportements criminels n’est pas nouvelle.
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Irresponsabilité induite
Mais l’effet le plus perfide de ce glissement organisé du criminel vers le pathologique, réside sans doute dans le report de responsabilité qu’il induit. Faire du terroriste un aliéné, revient à confier au psychiatre, et donc à la médecine, la responsabilité du traitement. Ainsi, demander une injonction de soins pour un individu radicalisé suivi pour des troubles psychiatriques, reviendrait à dessaisir de facto le juge au profit du médecin. Est-ce vraiment à la médecine, dans le contexte sécuritaire actuel, de gérer ce type d’individus et d’arbitrer nos politiques de sécurité nationale ?
Nous ne pouvons manquer d’observer cette tendance lourde pour un gouvernement manifestement dépassé par les événements et prisonniers de ses nombreuses contradictions, de vouloir se défausser sur tous les sujets. Alors que seule la tenue d’une ligne ferme s’imposerait, confiant aux forces de l’ordre et à la justice le soin de régler ce phénomène majeur qu’est le terrorisme, c’est à nouveau un État déliquescent, peureux et irresponsable qui s’offre aux yeux des Français. Dans ce contexte de démission assumée, la peur et le désarroi n’ont pas fini d’habiter le cœur et l’esprit des Français.
https://www.bvoltaire.fr/tribune-cest-officiel-gerald-darmanin-psychiatrise-le-terrorisme-islamiste/

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