Par Joie Des Mots
Par Fabrice Nicolino
Vous ne connaissez pas François de Rugy, et vous ne ratez rien. Il est coprésident du groupe Europe Écologie-Les Verts à l’Assemblée nationale. Il est donc écologiste, tout comme je suis moi-même un chien andalou mâtiné de panthère des neiges. Ce monsieur ambitionne d’être ministre, maire de Nantes - où il a été élu -, et plein d’autres choses dont il a le secret. En attendant mieux, il est l’idéale serpillière des socialistes au pouvoir, et cherche, à chaque occasion, ce qui pourrait leur faire plaisir. Il est vrai que son avenir prévisible dépend de l’état de santé de ses maîtres, ce qui réduit d’autant la taille de sa laisse.
Sa spécialité ? Dénoncer les violents. À commencer par ceux de Notre-Dame-des-Landes, à qui il voue une haine de troisième zone - la sienne -, mais mortelle (ici). C’est un plaisant paradoxe, qui me fait penser à ce balourd de député des Pyrénées, Jean Lassalle, le copain comme cochon avec Bayrou. Sans l’ours tant détesté, Lassalle serait resté un obscur politicien de seconde catégorie. Grâce à lui, il est passé des années durant dans toutes les télés régionales, puis nationales. De même, ce pauvre De Rugy. Sans les zadistes de Notre-Dame-des-Landes, qui ont le courage qu’il n’aura jamais, il serait conseiller municipal de Nantes. Car lécher les fesses de Jean-Vincent Placé ne suffit pas, malgré la rumeur qu’entretiennent les amateurs, à vaincre tous les obstacles.
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