Par Joie Des Mots
D’aucuns confondent l’éthique, domaine du bon, du juste, de la raison, avec la politique, domaine de la force. S’il est évident que les relations entre États ne se fondent que sur le rapport de forces, la puissance des armes, il se dissimule à beaucoup, qu’au sein même d’un État, fut-il démocratique, l’influence des corporatismes, le poids des masses électorales, les potentats financiers font la loi et non l’équité, la raison, la prise en considération du bien fondé d’une cause.
Chacun comprend qu’un chef d’État criminel, fomentant par exemple une guerre d’agression sous
un prétexte mensonger, ne finira devant un tribunal international de vainqueurs que s’il perd sa guerre et qu’en revanche il terminera ses jours, en totale impunité, dès lors qu’il dirigea une
puissance inaccessible. Ce n’est point le crime qui appelle le châtiment, mais la défaite. La victoire met à l’abri de toute poursuite et assure une paisible retraite de président. Ce qui
apparaît à tous sur la scène internationale se produit également à un échelon plus modeste, dans la vie politique ordinaire.
Gerard Charollois
Altermonde-sans-frontières ...
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