Par Joie Des Mots
Partant de ce constat, ce Monterblancais d'adoption décide en 2008 de créer un nouvel instrument de travail. C'est chose
faite en 2011, après un long travail de documentation, d'observation de la gestuelle de centaines de coiffeurs et d'un accompagnement par VIPE, le réseau vannetais d'aide aux porteurs de
projets.
Plus intuitifs et maniables
Plus intuitifs, permettant une prise en main et une maniabilité plus naturelle : les outils professionnels de sa marque, Uña, sont désormais commercialisés à des prix variant entre 180 et 420 €.
Grâce à son site internet, le jeune chef d'entreprise vend désormais ses ciseaux « dans toute la France, mais aussi à l'étranger ».
Pour arriver à ce résultat, il n'est pas parti de zéro : il a mis à profit ses années de formation en optimisation des systèmes de production en école d'ingénieur, à Rouen, et de responsable de
la prévention des troubles musculo-squelletiques (TMS) en entreprise.
Le petit plus de son produit ? Outre un acier japonais permettant un cisaillement précis, les poignées de ses ciseaux, complètement repensées pour correspondre au positionnement des doigts
pendant la coupe, sont amovibles et même personnalisables : large gamme de couleurs et de petites pastilles décoratives interchangeables. « Il ne faut pas oublier que la coiffure est un
métier largement jeune et féminin, et cette possibilité de personnalisation plaît beaucoup. »
Fabriqués dans l'Ouest
Il peut également se targuer de l'origine de ses composants, qui proviennent majoritairement du Grand-Ouest : le silicone des poignées est produit à Sérent, et les pochettes de rangement des
ciseaux, en cuir, à Cholet.
La marque de Julien Gandon semble promise à un bel avenir : ciblant en particulier les centres de formations d'apprentis - les ciseaux Uña sont déjà utilisés par un certain nombre de formateurs -
et reconnus par plusieurs grands noms de la coiffure. Référencés par la Caisse d'assurance retraite et de santé au travail (Carsat), les ciseaux sont désormais pris en charge à hauteur de 50 %
par l'organisme dans toute la France. Ils ne l'étaient auparavant qu'en Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire. Un pas de plus dans la démarche de prévention des TMS que Julien Gandon s'efforce de
promouvoir.
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