Par Joie Des Mots

pourquoi sommes-nous ainsi conditionné
à nier les limites de l’absence,
alors que pourtant elles existent
et que régulièrement
on en voit même la frontière scintiller tout autour de nous ?
pourquoi alors ne jamais se laisser aller à cette évidence
qu’un jour, une heure, un instant,
tout peut revenir en douceur, en volupté,
comme une douce étreinte,
dans l’embrasement d’un geste,
l’illumination d’un regard,
l’inclinaison d’un son ?
Pierre Cressant
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