Par Joie Des Mots
Près du collège Pierre-de-Fermat, l’un des plus réputés et mieux notés de Toulouse, les riverains surprennent un regroupement de collégiens. Des rires, des encouragements et, au milieu de la ronde, une intense bagarre entre deux élèves. Les combats clandestins sont filmés et diffusés sur les réseaux sociaux, révèle la Dépêche du Midi. Une sorte de fight club, en référence au film de David Fincher, pourtant interdit aux moins de 16 ans, adapté du roman de Chuck Palahniuk.
« La fascination pour les sports de combat se banalise », explique un professeur toulousain. Des collégiens en perpétuelle confrontation se sont découvert un nouvel “effet de mode”, entre admiration des combattants de MMA et culture de la violence. Ces scènes gagnent les cours de récréation et les salles de classe, où règne désormais la loi du plus fort, défiant l’autorité fragilisée des professeurs.
Le secondaire est touché par une recrudescence des incidents. Selon une enquête menée par des inspecteurs de l’Éducation nationale auprès des écoles publiques et des collèges et lycées publics et privés sous contrat, au cours de l’année scolaire 2021-2022, les chefs d’établissements du second degré ont déclaré en moyenne 12,3 incidents graves pour 1 000 élèves, soit une hausse de 2,1 points par rapport à l’année précédente. L’étude souligne que 70 % de ces incidents graves se déroulent dans des collèges ; sur ces incidents, 27 % concernent des violences physiques. Et 38 % des violences commises par les lycéens et les collégiens visent leurs camarades, 44 % les adultes de l’établissement.
Personnels d’éducation et parents d’élèves sonnent l’alarme. Le 3 janvier, un établissement près de Bordeaux a mené une action “collège mort”, le temps d’une journée, pour dénoncer la multiplication des incidents depuis le début de l’année. Une grève également observée à Aubergenville, dans les Yvelines, en décembre, tandis qu’à Montpellier, les parents d’élèves dénoncent l’insécurité au sein d’un établissement ayant déjà tenu onze conseils de discipline entre la rentrée et les vacances de février.
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Les premiers incidents arrivent dès la primaire, voire la maternelle, explique Michel Fize
Mon petit fils, qui a 26 ans, m'en parlait déjà quand il était au collège,
donc on a fermé les yeux et ça s'est amplifié !!!

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