Par Joie Des Mots
Dans tous les pays, la secte des adorateurs du Marché, psalmodie les mêmes dogmes : « abaissons le coût du travail, libérons les forces vives pour être compétitifs,
exportons, réduisons la dépense publique, allégeons les charges des entreprises ». Qui gagnera la course à l’abîme, au moins-disant social et écologique ? Plus le capitalisme
échoue, dégrade, avilit et plus s’imposent les préceptes qui sont à l’origine des malaises de la société.
Cette mutation ne sera pas l’œuvre des conservateurs, syndics des oligarques, ni des sociaux-démocrates, incapables de rompre la spirale infernale actuelle, parce
que dépourvus de cette générosité et de cette imagination qui ouvriraient l’horizon. Pour l’heure, nous assistons à la faillite du politique, à l’absence d’offre d’alternative, à la grande
anesthésie de l’opinion sous contrôle, à une morne résignation. Alors, vive la crise annonciatrice de la fin d’un monde où l’arbre, l’animal et l’homme sacrifiés passent bien après
l’argent !
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog